Tout savoir sur une tribu africaine qui vit principalement en afrique de l’ouest (les haoussa)
Tout savoir sur une tribu africaine qui vit principalement en afrique de l’ouest (les haoussa)
Les Haoussas sont un peuple du Sahel essentiellement établi au nord du Nigeria et du Cameroun et dans le sud du Niger. Ils constituent une des ethnies les plus importantes d’Afrique par leur nombre. La région qu’ils habitent depuis des siècles porte le nom de pays Hausa (kasar hausa ou Hausa land en anglais). Ils parlent la langue haoussa qui appartient au groupe des langues tchadiques, un sous-groupe de la famille des langues afro-asiatiques, qui sert aussi de langue véhiculaire à d’autres populations. Agriculteurs et artisans, les Haoussas ont développé une civilisation urbaine fondée sur la commercialisation d’un artisanat du cuir, du fer, du tissage et des produits agricoles. Aujourd’hui, la plupart d’entre eux vivent toujours dans des petits villages où ils pratiquent la culture vivrière, le commerce et élèvent du bétail. Des commerçants ont émergé comme Aliko Dangoté issu de la communauté Haoussa du Nord Nigeria
Selon les sources et le contexte, on rencontre de multiples formes : Abakwariga, Afnu, Afuno, Afunu, Al-Hausin, Arna, Aussa, Azna, Bunjawa, Gambari, Haoussa, Haoussas, Hausaawaa, Hausa, Hausas, Hausawa, Haussa, Tukrik (Erythrée), Gan Barú (Bénin), Mgbakpa, Zangoego (singulier) Zangoetto (pluriel) au Burkina Faso
Les Haoussas représentent 22 % de la population du Nigeria, où ils forment l’une des big There, les trois plus grandes ethnies du Nigeria (avec les Yoruba et les Igbo).
Au Niger, ils représentent 55 % de la population.
D’importantes communautés se trouvent aussi à l’ouest du Tchad, au nord du Bénin, au Ghana, au nord du Cameroun, et à l’est du Mali. Quelques petites communautés sont éparpillées à travers l’Afrique de l’Ouest ainsi que sur la route du pèlerinage musulman du hajj qui part de l’Afrique de l’Ouest et passe par le Tchad et le Soudan. Beaucoup d’Haoussas se sont établis vers les grandes villes côtières d’Afrique de l’Ouest comme Lagos, Accra, et Cotonou ou vers la Libye, partant à la recherche de travail.
Les Haoussas ont migré vers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest (Burkina Faso, Ghana…) avant l’arrivée de colons, ils transportent le kola entre le Ghana et le Nigeria.
Des communautés haoussas sont présentes en Côte d’Ivoire depuis plusieurs siècles.
Il existe un mouvement séparatiste, présent au Nigeria, et au Niger, qui souhaite réunir les Haoussas en une seule nation.[réf. nécessaire]. Les éleveurs et agriculteurs Haoussas présents aux frontières entre le Niger et le Nigeria dénoncent les frontières instituées au temps de la période coloniale. Cependant, il n’y a aucun leader charismatique de nos jours qui pourrait prétendre à réunir tous les Haoussas en un seul pays, ce qui pourrait cependant arriver un jour, si des conditions pouvaient faire naître un nationalisme haoussa et pan haoussa.
Les Haoussas, comme toutes les ethnies islamisées, couvrent traditionnellement leur corps de vêtements amples. Les femmes portent de grandes robes ; les hommes, de tuniques et des pantalons sous de larges boubous colorés. Une calotte ou un turban complète l’ensemble. Sur certains boubous, richement brodés par les hommes, les motifs couvrent le flanc gauche et remontent autour de l’encolure. Ces motifs représentent : les « huit couteaux » qui, selon la tradition, protègent du mauvais œil ; la spirale « tambour du roi » et les entrelacs, un dessin omniprésent que l’on retrouve jusque sur les murs extérieurs des maisons. La broderie de ces motifs se perd dans l’ampleur des plis du somptueux vêtement.
Comme la plupart des sociétés de la savane et du sahel sub-saharien, la culture haoussa appartient au vaste ensemble souvent qualifié de « civilisation soudanaise » lequel s’étend des côtes guinéennes et sénégalaises au Nil, et du désert à la forêt.
Cette culture est imprégnée d’emprunts à diverses civilisations avec lesquelles elle est en contact étroit depuis des siècles. Elle exerce une attraction croissante sur les populations environnantes dont elle intègre progressivement des fractions de plus en plus nombreuses.